Préfère-t-on encore les voir morts ? ou
LE SUICIDE CHEZ LES JEUNES QUI VIVENT L'HOMOSEXUALITE

Michel Dorais







Article paru dans Nouvelles approches des hommes et du masculin,
Sous la direction de Daniel Welzer-Lang
Presses Universitaires du Mirail

Voir aussi: Plus de livres (rubrique actualité)







Quoique les recherches sur les possibles liens entre une orientation homosexuelle ou bisexuelle mal intégrée et des comportements suicidaires restent encore limitées, les données disponibles ne manquent pas d'attirer l'attention et de susciter parfois la controverse sur l'ampleur de cette réalité (Muehrer, 1995). Néanmoins il y a consensus sur le besoin de mieux comprendre les facteurs pouvant expliquer la relation entre l'orientation homosexuelle ou bisexuelle d'une personne et sa conduite suicidaire. (Workshop on Suicide and Sexual Orientation, 1995).

Il existe, à notre connaissance, trois études traitant de la question du suicide chez les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels ayant utilisé de larges échantillons aléatoires ou probabilistes et comportant une comparaison avec des jeunes hommes hétérosexuels au profil sociodémographique similaire. Ces recherches semblent par conséquent les plus fiables. La première, celle de Bell et Weinberg (1978), rapporte un taux de 35% de répondants homosexuels ayant tenté de se suicider ; en comparant le groupe des hommes homosexuels avec les autres répondants, les auteurs estiment notamment que les jeunes hommes homosexuels sont, à l'âge de 20 ans, environ 13 fois plus susceptibles que les hommes d'orientation hétérosexuelle de commettre un acte suicidaire (1). La seconde étude, une récente enquête canadienne conduite auprès de 750 jeunes hommes de la région de Calgary (Bagley et Tremblay, 1997), de toutes orientations sexuelles, montre que les jeunes hommes gais et bisexuels comptent pour 62,5 % des jeunes hommes ayant tenté de se suicider, alors que la population d'orientation homosexuelle ou bisexuelle ne représente que 12,7 % du total de l'échantillon (2). Les auteurs de l'étude en concluent que les jeunes hommes d'orientation homosexuelle ou bisexuelle de 18 à 27 ans (âge moyen: 22,7 ans) sont presque 14 fois plus à risque de tenter de se suicider que les jeunes hommes d'orientation hétérosexuelle. Cela confirme les résultats obtenus vingt ans auparavant par Bell et Weinberg. Enfin, la nouvelle analyse faite par Gary Remafedi (1998) d'une étude conduite en 1987 auprès de 36 254 étudiants américains (inscrits de la septième à la douzième année du cours secondaire ; âge moyen : environ 15 ans) arrive à des résultats similaires : en dépit de leur nombre limité (n = 202), les jeunes hommes de 13 à 18 ans qui se déclaraient ouvertement homosexuels ou bisexuels rapportaient sept fois plus souvent avoir fait des tentatives de suicide qu'un groupe témoin composé de jeunes hommes hétérosexuels présentant le même profil sociodérncgraphique (3). En fait, 28 % des répondants homosexuels ou bisexuels de cette étude rapportaient avoir fait une tentative de suicide.

Evidemment, ces résultats ne signifient pas qu'une orientation homosexuelle ou bisexuelle chez les garçons mène au suicide. Cela suggère plutôt qu'une orientation homosexuelle ou bisexuelle accroît ou ajoute des facteurs de risque particuliers en regard des conduites suicidaires. Il faut par ailleurs noter que les quelques études portant sur les suicides chez des jeunes semblent non seulement peu en mesure d'établir l'ampleur du phénomène ( les certificats de décès et les proches sont généralement muets sur l'orientation hcmosexuelle-bisexuelle des jeunes suicidés, si tant est qu'elle fut connue ou révélée ( Shaffër, 1995)), mais ne permettent guère d'éclairer les motifs véritables de ces suicides ( les jeunes suicidés emportent souvent leurs secrets dans leur tombe : le même problème se présente aussi chez les garçons ou les hommes ayant été victimes d'agressions sexuelles).

Hormis les trois études dont nous venons de faire état, plusieurs autres recherches, portant cette fois sur des échantillons de population restreints ( et non probabilistes), ont aussi exploré la question des idées ou des tentatives de suicide chez les (jeunes) hommes homosexuels ou bisexuels, avec des résultats malgré tout assez similaires. Une toute récente enquête du magazine gai québécois RG montre que 44 % des 125 répondants ont songé au suicide et que 26 % rapportent avoir déjà tenté de s'enlever la vie ( Dorais et Berthiaume, 1998). Dans leur étude sur le vécu d'hommes et de femmes homosexuels, Jay et Young (1977) révélaient que 40 % des hommes interrogés avaient attenté à leur vie ou y avaient sérieusement songé. Ces auteurs indiquent par ailleurs que 53 % de ces répondants croyaient que leurs tentatives de suicide étaient directement liées à leur orientation sexuelle. Bell et Weinberg (1978), précédemment cités, font état d'une proportion similaire : 58 % de leurs répondants homosexuels sont persuadés qu'il y a un lien direct entre leurs tentatives de suicide et leur homosexualité. Dans leur enquête auprès de jeunes hommes gais et bisexuels, Remafeldi et al. (1991) indiquent que près du tiers des participants interrogés ayant mentionnés avoir tenté de se suicider l'avaient fait l'année même où ils s'étaient identifiés comme gais ou comme bisexuels ; près de la moitié ont répété par la suite le geste (4). Un enquête américaine menée auprès d'un groupe de psychiatres spécialisés auprès des adolescents révèle que 66% des répondants croient que l'acte suicidaire chez les adolescents homosexuels est plus grave et souvent fatal (5). On peut retrouver dans la littérature de nombreuses données qui tendent à confirmer ce constat (6).
La majorité des tentatives de suicide chez les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels surviendraient au cours de l'adolescence ou au tout début de la vie adulte, alors que les garçons se trouvent isolés, sans groupe social d'appartenance, aux prises avec un rejet réel ou anticipé de la part de ses pairs, du milieu et du milieu familial, voire avec une culpabilité et une homophobie intériorisées. Bell et Weinberg (1978) mettent en évidence le fait que plus un homme découvre tôt ses attirances homosexuelles, plus il est désemparé et à risque de suicide : selon leurs données, ceux qui sont âgés de 17 ans sont 16 fois plus à risque d'attenter à leurs jours, ceux de 20 ans, 13 fois plus et, ceux de 25 ans, 6 fois plus. D'après les quelques études disponibles traitant de la question, les jeunes d'orientation homosexuelle ou bisexuelle compteraient pour une portion significative de l'ensemble des jeunes qui tentent de se suicider ou qui finalisent leur suicide (8).

Selon les recherches de Remafeldi et al. (1991 et 1998) et de Bagley et al. (1997), le sentiment d'inadéquation ou de non-conformité qu'ils éprouvent en ce qui concerne leur identité sexuelle ou leur identité de genre serait l'indicateur premier des tendances suicidaires chez les jeunes hommes. Ce facteur revient régulièrement dans le profil des jeunes hommes homosexuels ou bisexuels les plus suicidaires de tous . La forte pression sociale, afin qu'ils se conforment au modèle hétérosexuel dominant, rendrait les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels plus susceptibles de développer des problèmes psychologiques — dont la dépression— et d'avoir des comportements suicidaires (10). Les jeunes hommes qui vivent ouvertement leur préférence homo/bisexuelle ou qui ne correspondent pas aux stéréotypes de genre s'exposent en effet à la désapprobation de leur entourage, à la stigmatisation, au rejet et à l'isolement social, mais aussi à la violence verbale, physique ou sexuelle. Pour amoindrir la souffrance éprouvée, plusieurs d'entre eux vont glisser vers la consommation excessive de drogues et d'alcool (Gibbon, 1989). Selon les études de (1985 et 1991) les jeunes hommes gais seraient plus nombreux que leurs homologues adultes à faire usage de drogues. Ils présenteraient d'autre part un risque plus grand de développer une dépendance (11). La corrélation entre l'abus de drogue et l'idéation suicidaire a été démontrée depuis plusieurs années. Le symptôme «alcoolisme» ou «toxicomanie» camoufle très souvent des problèmes inavoués ou inavouables...

Le sentiment d'inadéquation personnelle ou sociale et la difficulté de s'accepter comme étant d'orientation homosexuelle ou bisexuelle peuvent aussi contribuer à ce qu'un jeune entretienne une pauvre estime de lui même.
Dans une enquête préliminaire menée au Québec auprès de 93 jeunes gais, bisexuels et lesbiennes, Otis, Ryan et Chouinard (1997) indiquent que 33 % de leurs répondants jettent un regard négatif sur eux-mêmes ou croient qu'ils n'ont pas autant de valeur que les autres personnes. D'autre part, les sentiments de rejet et d'isolement ainsi que les sentiments dépressifs caractérisent 50 % des répondants de cette étude, dont la majorité est masculine (12). Comme la faible estime de soi et la dépression représentent des facteurs de prédisposition au suicide (Gibbon 1989), force est de constater, une fois de plus, le risque potentiellement élevé de suicide ou de tentative de suicide chez les jeunes hommes homosexuels ou bisexuels.

Plus que les autres jeunes, les jeunes hommes d'orientation homosexuelle ou bisexuelle représentent donc un sous-groupe d'individus dont la vulnérabilité est accrue par le simple fait d'appartenir à trois catégories de personnes à haut risque suicidaire : celui des jeunes, celui des hommes et celui des personnes ayant un attrait pour des partenaires de même sexe. Cela dit, quelle que soit la proportion exacte du phénomène chez les jeunes homosexuels ou bisexuel, beaucoup de travail reste à faire pour comprendre les conditions et les processus qui les mènent à songer au suicide ou à attenter à leur vie, tellement pauvre est la recherche auprès de cette clientèle au Canada, et plus encore au Québec.

Car l'existence des réalités que nous venons de décrire est souvent méconnue, quand elle n'est pas tout simplement niée tant sur le plan social, professionnel, que scientifique. Pour l' ensemble du Canada, très peu d'études relèvent le phénomène nommément (Bagué 1994; 0tis, Riant et 1997). Trop souvent même, le problème est balayé du revers de la main. Ainsi ,dans l'ouvrage collectif Adolescents en danger de suicide (13), publié au Québec en 1995, aucune mention n'est faite de l'orientation homosexuelle ou bisexuelle comme motif possible de suicide à l'adolescence, Quant à la toute récente Stratégie québécoise d'action face au suicide, elle ne mentionne le problème qu'en annexe (14), sans cibler spécifiquement les populations concernées. Seul le Groupe d'étude sur le suicide au Canada a abordé la question directement (l 994); une analyse bibliographique de Santé Canada sur les expériences des jeunes gais à 1'ère du sida (1996) reprend les mêmes constats, reconnaissant que les actes d'autodestruction toucheraient davantage cette population.

Que reste -t-il à faire, en définitive? Il faut avant toute chose s'attaquer à l'indifférence, à la négation et à l'invisibilisation qui prévalent lorsqu'il est question de vécu homosexuel ou bisexuel chez les jeunes ce n'est certainement pas en niant leur existence et en niant leurs problèmes que nous leur viendrons en aide. Je me demande parfois si 1'on ne préfère pas les voir morts plutôt que de faire quelque chose pour eux...

Il importe donc d'être inclusifs dans nos interventions éducatives, préventives et thérapeutiques auprès des jeunes (et des moins jeunes)
S'ouvrir à la diversité des orientations sexuelles n'équivaut pas à encourager l'homosexualité —comme certains le craignent— mais à reconnaître tout simplement la réalité. Il faut aussi être conscient du fait que la plupart des jeunes aux prises avec des difficultés reliées à leur orientation homosexuelle ou bisexuelle ne consultent pas pour cette raison précise. Il est facile, quoique contre-productif, de ne s'arrêter qu'aux symptômes, et jamais aux problèmes de fond —dans ce cas-ci la place que nous faisons à la diversité amoureuse, au respect de chacun ou de chacune et la façon dont nous controns l'intolérance et l'homophobie, par exemple, en particulier dans les milieux scolaires, sportifs et autres où évoluent les jeunes.

Depuis quelques années, des ressources professionnelles ou d'entraide ont commencé à se développer pour les jeunes marginalisés ou en questionnement en raison de leur orientation sexuelle. il est important non seulement d'y référer la clientèle concernée, au besoin, mais encore de soutenir professionnellement, financièrement et institutionnellement ces initiatives. Le côté le plus positif de ces ressources spécialisées est qu'elles permettent à la personne aux prises avec un malaise en regard de son orientation sexuelle de rencontrer, lors de groupes de discussion par exemple, des jeunes qui vivent ou qui ont vécu des expériences similaires. Socialiser et même solidariser, voilà des expériences pivots pour des jeunes qui sont marginalisés en raison de leur homosexualité.

Il y a aussi la nécessité de développer la recherche sur les jeunes qui vivent l'homosexualité face au suicide. Si la recherche en matière d'homosexualité n'est plus aussi taboue, elle demeure presque uniquement reliée au sida. Cela est nettement insuffisant. Il est urgent d'élargir le champ des investigations et des connaissances portant sur 1homosexualité, le lesbianisme ou la bisexualité. Nous connaissons encore très peu de choses du vécu des jeunes qui vivent l'homosexualité et sur leurs facteurs de risque, notamment en matière de suicide.

Enfin, en raison du silence qui a longtemps prévalu sur cette question dans la formation professionnelle, il y a un rattrapage à effectuer sur le plan de connaissances concernant les clientèles et les communautés gaies et lesbiennes. Depuis quelques années, le ministère de la Santé et des Services sociaux, via le Centre québécois de coordination sur le sida, a entrepris des projets novateurs en ce sens. Il est à souhaiter que de telles initiatives aient des suites et soient imitées partout où cela est requis; ainsi, le silence des milieux universitaires sur les réalités homosexuelles demeure lourd de conséquence sur le plan des compétences et habiletés des aidants.

Comme intervenants sociaux, nous avons comme mission d'améliorer la condition personnelle et collective des personnes qui requièrent notre aide, C'est pourquoi, sachant ce que nous savons maintenant l'indifférence, la négation et l'invisibilité séculaires de l'homosexualité n'ont plus leur place parmi nous, ni parmi les institutions au sein desquelles nous oeuvrons.

Michel Dorais.
Professeur, Ecole de Service social
Faculté des Sciences sociales, Université Laval







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Notes

(1) Bell, A et Weinberg, M. (1978). Homosexualities : A study of diversity among men and women, New York, Simon & Schuster.
(2) Cette proportion correspond assez à celle d'enquêtes où l'anonymat et la confidentialité étaient respectés. Lorsque l'un et l'autre ne sont pas respectés, les pourcentages de personnes qui révèlent avoir des rapports homosexuels ou bisexuels sont sensiblement moindres. Voir à ce sujet : Kinsey, A. C. , Sexual Behaviour in the Human Male. Philadelphia, W. B. Saunder Company, 1948, Janus, S. S. et Janus, C. L., The Janus Report on Sexual Behavior. New York, John Wilwey & Son, 1993 ; Laumann, E. O., et al. The Sexual Organisation of Sexuality—Sexual Practices in the United States. Chicago, Chicago Un Press, 1994.
(3) Remafedi, G. et al. (1998). The Relationship between Suicide Risk and Sexual Orientation : Results of a Population- Based Study. American Journal of Public Health, Janvier, vol. 88, no. 1 ; voir aussi The Advocate, «Youth at risk», octobre 1997, p. 15.
(4) Remafedi, G. et al. (1994). « Risk Factors for Attempted Suicide in Gay and Bisexual Youth », in Remafedi, G, Death by Denial, Boston, Alyson Publication Inc, p. 128.
(5) Kourany, R. (1994). « Suicide Among Homosexual Adolescents » , in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publication Inc, p. 91.
(6) Tremblay, P. J. (1995). The Homosexuality Factors in the Youth Suicide Problem. Présentation dans le cadre de la 6° conférence annuelle de l'Association canadienne pour la prévention du suicide, Banff, Alberta, octobre, p.2-3. Publié sur Internet.
(7) Avicolli, T. (1986). Coming out of the Dark Ages : « Social workers told of special youth need », Philadelphia Gay News, May; Remafedi, G (1985). Male homosexuality : The adolescent's perspective, Unpublished manuscript, Adolescent Health Program, University of Minnesota ; Roesler, T. and Deisher, R. (1972). Youthful man Homosexuality, Journal of The American Medical Association, février, p. 1018-1023 ; Los Angeles Suicide Prevention Center, Problems of Suicide among lesbian and gay adolescents, Unpublished preliminary data, 1986.
(8) Gibson, P. (1994). « Gay Male and Lesbian Youth Suicide», in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publication Inc., p. 15-16.
(9) Harry, J. (1994). « Parasuicide, Gender, and Gender Deviance», in Remafedi, G., Death by Denial, Boston, Alyson Publication inc., p. 69-73.
(10) Remafedi, G. (1985). Male Homosexuality : The Adolescent's Perspective. Unpublished manuscript, Adolescent Health Program, University of Minnesota ; Los Angeles Suicide Prevention Center, Problems of Suicide Among Lesbian and Gay Adolescents. Unpublished preliminary data, 1986 ; Larking Street Youth Center, Client statistics, San Francisco, 1982.
(11) Rofes, E. (1983).I Thought People Like that Killed Themselves : Lesbianss gay men and suicide. San Francisco, Grey Fox.
(12) Otis, J., Ryan, B, Chouinard, N. (1997). « Prévention du VIH. Impact du « Projet 10 » sur le mieux-être de jeunes gais et bisexuels ». Profil des jeunes à leur entrée au groupe de support du « Projet 10 ». Rapport préliminaire, Université du Québec à montréal ( département de sexologie), janvier.
(13) Numéro thématique de la revue PRISME, automne 1995, vol. 5 n°4.
(14) S'entraider pour la vie, ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 1998.