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Principes et traitements du VIH
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Depuis le premier traitement disponible en 1986 avec lAZT, le traitement de linfection au VIH a fait dénormes progrès. Cependant il nexiste toujours pas de traitement curatif à linfection mais des traitements palliatifs qui peuvent faire espérer aux malades une espérance de vie proche de celle des personnes saines. Le traitement repose maintenant essentiellement sur la combinaison de médicaments de classes thérapeutiques différentes. Les premiers essais cliniques probants ont été effectués par la combinaison de trois agents, doù le nom de trithérapie. Il existe à ce jour deux classes thérapeutiques distinctes qui nont que peu deffets sur le virus lorsquelles sont prises seules. Cependant, lorsquon les combinent, on obtient un effet très intéressant car elles agissent sur des cibles différentes du virus. Ainsi, alors quil est assez fréquent quun virus développe une résistance à lun ou à lautre agent, il est très rare quil puisse en développer une aux deux. Cest pour cela que lon associe généralement trois médicaments, doù le nom de trithérapie. En combinant deux inhibiteurs de la transcriptase inverse et une antiprotéase, on réduit très significativement la capacité de résistance du virus. On obtient dans 90% des cas un abaissement du nombre de copies du virus dans le sang des patients en dessous des seuils de détectabilité actuels. Ceci a conduit quelques chercheurs, comme David Ho, à espérer une totale guérison des sujets traités suivants ce protocole. Malheureusement, les derniers modèles ne vont pas dans ce sens car le virus se propage dans des zones sanctuaires (cellules nerveuses et macrophages) où le traitement ne peut latteindre. Il ne peut donc être totalement éliminé de lorganisme du sujet. Les trithérapies sont donc des traitements lourds quil faut prendre à vie. Un traitement peut représenter plus de douze comprimés à prendre tous les jours, à heure fixe. Lorsquon rajoute à ceci des effets secondaires qui sont plus que génants (diarrhées, vomissements, redistribution des graisses dans lorganisme), on comprend que beaucoup de patients ne respectent pas une observance (prise régulière des médicaments) stricte. Il sest alors posé la question de savoir quand commencer le traitement ? La première tendance a été dutiliser ces trithérapies en bout de course, cest à dire quand les malades déclaraients le Sida où voyaient leurs défenses immunitaires effondrées. Cette méthode avait pour avantage de préserver larsenal thérapeutique et de limiter lexposition aux effets secondaires. Cependant, tout comme en cancérologie, un consensus se dessine actuellement pour taper vite et fort dés lannonce de la séropositivité. En maintenant le virus sous un seuil indétectable par une pression médicamenteuse constante, on empêche les mutations, sources de nouvelles résistances qui compromettraient leffet du traitement à long terme. Actuellement, les réseaux de soins sattachent donc à dépister et à traiter avec toutes les armes disponibles le plus vite possible. Cette attitude théorique se heurte dans la réalité à de nombreux problèmes deffets secondaires et dobservance qui hypothèquent les gains thérapeutiques du traitement. Laurent Filoche |
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Voir aussi : Le mot du pharmacien (3): Primo infection à VIH (23-10-03)
Voir aussi : Le mot du pharmacien (2): Le Traitement durgence (8-02-01) |
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