Communiqués: Juin 04







Texte tiré d'un "tract+pétition" diffusé à Toulouse

Avec les familles des victimes pour dire:

STOP A L'OUBLI

A propos de « l'affaire ALEGRE » s'est peu à peu diffusée l'insidieuse idée que les victimes et témoins n'étaient pas crédibles, qu'ils étaient irresponsables et, somme toute, coupables de porter un passé marqué par les blessures de leurs bourreaux.

• Nous soutenons les familles des victimes engagées dans la recherche de la vérité et indignées par une telle tendance de propos.

• Nous nous engageons dans une démarche qui doit déboucher sur des réponses précises à quelques questions simples:

Que s'est-il passé à TOULOUSE depuis les années 1980?

Quel système a autorisé et masqué de telles pratiques?

Quels pouvoirs ont initié une telle violence?

Quel pacte a laissé silencieusement se développer une telle perversion?

Il ne nous appartient pas de citer des coupables, ni de les juger, mais il nous appartient d'exiger que la lumière soit faite sur ces meurtres, disparitions et actes de tortures.

Ceci en situant les personnes et les événements à leur juste place et non à celles où les bourreaux veulent les mettre.

Il en va tout simplement pour nous d'un comportement citoyen à travers un minimum de respect, de décence et d'honnêteté intellectuelle.

Nous exigeons:

Que les moyens soient donnés pour mener à bien les investigations nécessaires

Que la justice prenne toute sa place en respectant les victimes et en se hissant au niveau où une société développée et civilisée le permet

Que la presse tienne son rôle, non pas de dramatisation, d'allégeance ou de règlement de compte, mais celle d'information juste afin de contribuer à l'établissement de la vérité

Que tous respectent les victimes dans les épreuves qu'elles continuent de traverser


Il s'agit aujourd'hui de redonner du sens à la vie et de réintroduire de l'HUMANITE dans un univers qui en a singulièrement manqué.

Une pétition sur la base de ce texte peut être commandée à: « STOP A L'OUBLI » 49, rue Gambetta 46000 CAHORS

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Voir aussi: Publié dans la dépêche du midi du 06 juin 04

Communiqué de l'association des familles de victimes de Patrice Alègre

«Monsieur le Procureur général, depuis l'arrestation de Patrice Alègre en septembre 1997 et sa condamnation en février 2002, nous sommes de plus en plus nombreux, familles de victimes ou simples citoyens, à suivre le déroulement des enquêtes concernant les meurtres et disparitions non élucidés à ce jour et rattachés à l'affaire Alègre. Nous sommes très indignés parla lenteur des investigations, le comportement de certains magistrats et les méthodes mises en oeuvre par les responsables actuels de la cellule "Homicide 31". Nous pensons qu'en octroyant le statut de témoin assisté à des personnes mises en cause dans cette affaire, alors que d'autres étaient envoyées directement sous les verrous, des juges n'ont fait qu'accréditer l'idée que l'on traite différemment les gens cités dans ces dossiers. Comment interpréter le fait que les mêmes juges en charge de ces dossiers n'aient pas encore procédé à toutes les confrontations nécessaires au bon déroulement de l'enquête et que certains documents n'aient pas encore été saisis pour expertise? Comment les deux médecins légistes dont les conclusions sont contredites par les nouvelles expertises ontils pu se tromper aussi grossièrement? Pourquoi retrouvonsnous ces deux mêmes médecins légistes chaque fois que nous sommes en présence d'un crime classé en suicide?

Comment un substitut qui a nié être présent à l'Hôtel de l'Europe, peutil continuer à exercer ses fonctions alors qu'une enquête de l'l.P.G.N. a permis de retrouver les deux fonctionnaires de police qui le désignent «formellement» comme étant le substitut présent ce jourlà?

De même, comment peuton ne vouloir traiter qu'un dossier à la fois, comme nous l'ont annoncé des officiers de la gendarmerie, alors que nous savons fort bien, comptetenu du temps nécessaire à l'instruction et du nombre de dossiers en attente, que certaines familles devront attendre encore plusieurs décennies pour obtenir une réponse?»

Association "Stop à l'oubli"
49 rue Gambetta 46000 Cahors