AIDES
Communiqué






Paris, le 19 septembre 2002

Communiqué de Presse

Prison : les malades du sida en Sous-France ?


Maurice PAPON vient d’être remis en liberté par la Cour d’Appel de Paris pour raisons médicales. Il a obtenu le bénéfice des dispositions de la loi relative aux droits des malades qui prévoit la suspension de l’incarcération des malades « pour les condamnés dont il est établi qu’ils sont atteints d’une pathologie engageant le pronostic vital ou que leur état de santé est durablement incompatible avec le maintien en détention».

Cette disposition a été adoptée grâce à la forte mobilisation des associations de patients, et notamment des associations de lutte contre le sida. En effet, nous disions que notre pays qui s’est engagé à proscrire les « traitements inhumains ou dégradants » ne pouvait pas continuer à faire un tel sort aux détenus malades du sida en fin de vie, car aucune des autres solutions prévues (grâce médicale, conditionnelle médicale ou provisoire médicale) n’aboutissaient. Et, ces malades finissaient leur vie en prison dans des conditions d’isolement insupportables, victimes de comportements dégradants comme le maintien d’entraves lors de leur extraction pour une consultation ou un examen à l’hôpital de référence.

Au moment où Maurice PAPON bénéficie de cette loi, toutes les autres demandes des condamnés vivant avec le VIH ou avec tout autre pathologie grave doivent être impérativement examinées avec la même détermination que celle qui a été mise en œuvre pour Maurice PAPON, condamné pour complicité de crime contre l’humanité.

En matière de respect des droits fondamentaux, comme le droit de mourir dans la dignité, il ne saurait être supportable de tolérer des traitements différenciés ou des dénis de justice selon la notoriété ou la nature de la peine.


Contact Presse : Hélène Roger, 01 41 83 46 42

Aides

http://www.aides.org
Créée en 1984, AIDES est la première association de lutte contre le sida Reconnue d’Utilité Publique depuis 1990



a
a